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 Comment le Penseur ne pensa plus

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MessageSujet: Comment le Penseur ne pensa plus   Mer 1 Sep - 20:35

(Bande son ici)

Une explosion, des débris de murs qui jonchent le sol, Halidhur titube et manque de tomber. Sa cellule vient de s'effondrer. Dehors, des cadavres de ses semblables, une autre explosion, puis un cri de guerre qui retentit. Halidhur assiste à ce spectacle impuissant et ne sait quoi faire. Ce sont ces mêmes images qui défilent sans cesse dans sa tête, mais étrangement ces images ne sont jamais exactement les mêmes. Plusieurs détails changent à chaque fois : parfois c'est un pan de mur entier qui tombe, parfois c'est un simple trou de quelques centimètres de diamètres qui lui permettent de s'échapper, de même que ce n'est jamais le même nombre de cadavres qui apparaît sous ses yeux. Ces détails changeant font comprendre à Halidhur qu'il rêve, ou tout du moins qu'il n'est pas dans son état normal.

Je ne sais pas ou je suis, mais il faut que sorte d'ici... pense-t-il.

Emporté dans une folie onirique, Hali tente désespérément de se réveiller car il se croit endormi, alors qu'il est dans un état bien plus profond que ça. Toutes ces images deviennent floues et surnaturelles, Hali ressent comme une espèce de nausée. Soudain, une dernière image, nette cette fois-ci, parvient à l'esprit du Bor : c'est encore une fois celle des cadavres. Cependant, il ne s'agit plus d'inconnus, mais il identifie parfaitement sa femme et ses enfants.

Non ! crie-t-il

Halidhur n'est plus du tout sur sa planète d'origine à son réveil. Encore choqué par cette dernière image, Hali tente de se relever et d'identifier l'endroit ou il se trouve. Une épaisse lumière bleue et une poussière de la même couleur lui empêchent de voir au loin. Puis le brouillard se dissipe, et Hali a une vision incroyable : celle d'une architecture inconnue et d'un ciel orangé qui annonce un coucher de soleil, ce qui fait alors de cette scène un tableau impressionniste absolument remarquable. Pendant un instant, Hali croit être au paradis. Car même si les Bor sont agnostiques, ils croient cependant à une vie après la mort, qui selon les légendes, permet de vivre tout ce que le Bor n'a pas pu vivre lors de sa première vie. Néanmoins, la réalité le rattrape assez tôt : en observant plus attentivement, Hali distingue clairement des êtres très différents les uns des autres, des espèces jamais vu auparavant. De sa position, il lui est impossible de se faire voir par ces gens et encore moins de se faire entendre.

***

Mais alors ou se trouve-t-il ? Le Bor tente de se calmer et réfléchir mais comme depuis un certain temps, le Penseur n'arrive plus à penser. Puis petit à petite tout revient : le massacre de son peuple, sa vie épargnée grâce à un coup de chance, le désespoir de ses semblables, les larmes, la tristesse, l'odeur du sang mêlé à la ferraille brûlé au petit matin. Hali se souvient également que ses dernières paroles furent destinées à « l'entité supérieur » à laquelle il croyait depuis toujours. Et puis plus rien. Le vide absolu. Seules ces images en boucle qui se répètent, avec une variante inattendue à la fin. Hali tente de faire le lien entre avant et après mais son esprit est trop chamboulé. Il tente un premier pas et descend de la dalle sur la quelle il se trouvait à son réveil.

Tâchons d'entrer en contact avec ces gens... J'ai trop de questions à poser... dit-il à haute voix, comme s'il espérait se faire entendre.

Cependant, son regard porta sur une pancarte qu'il n'avait alors pas remarqué jusqu'à présent. Sur cette pancarte en bois, il n'y avait rien d'écrit, ou alors aucune écriture que Hali puisse être capable de comprendre. En revanche, il identifie très bien les deux silhouettes dessinées, l'une est visiblement plus grande que l'autre. La plus petite est encadrée par un rectangle bleue. Hali se retourne et comprend que ce rectangle bleue représente la dalle sur laquelle il est arrivé. La grande silhouette tend assurément la main à la deuxième, Hali décide alors d'attendre que quelqu'un vienne à lui avant que lui même tente une exploration et se perde.



Dernière édition par Halidhur le Mer 1 Sep - 21:24, édité 1 fois
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Les Dieux

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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Mer 1 Sep - 21:22

Les êtres autour de lui s'arrêtent pendant un moment, l'observant. Certains discutérent de cette apparition soudain, pouffant un peu de sa tête remplie d'incompréhension et de surprise. Puis, tous passérent leur chemin comme s'ils étaient habitués de voir une telle scéne, comme si c'était un spectacle habituel.

De son côté, le soleil commençait, en effet, à se coucher avec lenteur et paresses. Ses derniers rayons brûllants venaient lécher goulouement les bas bâtiments et les boutiques commençaient à fermer et à ranger leurs rayonnages odorants. Derniére, se situait un palais assez petit pour une demeure de famille royale ou riche. Il gardait néanmoins de la prestance et beaucoup d'impérieusité grâce notamment aux imposants escaliers qui permettaient de le visiter. Ce fut, d'ailleurs par ces escaliers, qu'un petit être au crâne chauve déboula sur Hali et lui lança un grand sourire châleureux. Il ouvrit brusquement la bouche et lâcha un:

- A....

Et n'ajouta rien d'autre, se rappelant visiblement d'un détail mageur dans ce genre de situation: le probléme de la langue et sa compréhension.
Il se contenta donc de désigner la pancarte de son index puis Hali et lui-même et enfin il fit mime de marcher jusqu'au palais en faisant signe de le suivre. La marche se déroula ainsi jusqu'à pénétrer dans le palais qui, de l'intérieur était trés sobre, et se termina dans un petit bureau rempli de paperasse administrative visiblement.

Le petit bonhomme s'asseya et commença avec calme tout en posant sa main sur sa poitrine:

- Kalio... Ti?

Et en disant son "Ti" sourd il désigna Hali de la main.
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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Jeu 2 Sep - 11:22

(hrp : je sais pas pourquoi j'ai essayé d'écrire au présent de l'indicatif a mon premier post, ça le fait pas du tout, ça correspond pas aux règles de base de la narration. Donc -> passé simple & imparfait maintenant)

Bande son, encore du Brian Eno

Même s'il ne pouvait pas rentrer en contact tout de suite avec les inconnus, Halidhur comprenait cependant qu'il attirait l'intention... un bref instant seulement. Il souriait aux gens mais il doutait que les autres comprenaient ses mimiques. Hali se disait qu'il était dans un nouveau monde, mais pas un monde lié à la race Bor. Il savait pertinemment qu'il manquait un élément entre les événements qui ont eu lieu sur sa planète et maintenant ; il pensait tantôt à une sorte de voyage, tantôt à une sorte d'enlèvement. Mais pourquoi lui alors ? Il fut néanmoins coupé dans sa réflexion quand soudain, un être de sa taille se rapprocha de lui. Hali comprit assez rapidement qu'ils ne pourraient pas échanger de paroles tout de suite : qui dit nouveau monde dit nouvelle langue. Hali était incapable d'identifier les grommèlements de son destinataire, mais il se rendit compte que celui-ci l'invitait à le suivre. Le Bor n'hésita pas une seconde.

***

Son guide l'amena dans ce qui ressemblait fortement à une palais. Par les fenêtres, il apercevait le reste de ce nouveau monde, et il ne cessait d'être ébahit par tant de nouveaux éléments. En bon Bor curieux, il aurait adoré pourvoir visiter tout ce qui se dressait devant lui, mais il était évident qu'il fallait régler quelques formalités avant de pouvoir s'aventurer dans les rues. Il était persuadé d'être un intrus jusqu'à maintenant et Hali pensait même s'attirer des ennuis s'il ne suivait pas son guide. L'intérieur du palais confirma ce que pensait le Bor : il s'agissait vraiment d'un endroit extraordinaire. Cela n'avait absolument rien à voir avec les installations ultra-modernes et luxueuses des Bor à leur apogée, mais Hali restait cependant fasciné par un intérieur sobre.
Ils ne croisèrent que très peu de monde à l'intérieur, pourtant Hali pu faire un autre constat : il n'y avait pas de race dominante dans ce nouveau monde. Les rares personnes qu'ils ont pu croisés ne se ressemblaient en aucun cas, sauf pour certaines exceptions qui affichaient quelques similitudes entre eux.


***

Son guide lui fit s'engager dans un bureau mal rangé et lui indiqua une chaise, le Bor s'attendait désormais à un interrogatoire. Le temps que son guide fouille dans ses documents et ajuste sa chaise car pas adaptée à sa petite taille (le précédent utilisateur devait être sûrement plus grand tant la chaise était au ras du sol), Hali observa les alentours. Il n'y avait qu'une seule fenêtre, mais un rideau gris empêchait de voir à l'extérieur. Le mur était aussi sobre que le reste du palais, il y avait un portrait accroché à sa gauche, mais impossible d'identifier de qui il pouvait s'agir. Finalement, son guide finit par s'asseoir et lui posa une première question... dans une langue étrangère pour Hali. Aidé néanmoins par des mimiques et la syllabe "Ti" qui lui rappelait le "H'te" signifiant "Tu" ou "Toi", Le Bor comprit qu'il allait devoir annoncer son nom et prénom. Il articula, très lentement

- Halidhur Mer'yashi Fatourani Habisivacoumardevarid... Eeeh, euuh ou alors Hali, pour faire plus court... dit-il en approchant ses deux mains.

D'abord intrigué par la longueur du patronyme, l'être en face de lui, sans doute habitué à ce genre de choses et donc professionnel, commença alors à retranscrire le nom du nouvel arrivant, du moins c'est ce que pensa Hali quand il vit son interlocuteur prendre de quoi écrire.


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Neko

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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Ven 3 Sep - 22:30

(Hrp: La playlist Deezer lancé, le verre de faux coca zero eloigné du clavier... l'inspiration arrive ainsi qu'un peu de honte ^^)

Une planéte...Zoom... Une ile...Zoom...Une dalle...Zoom arriére... Ah voila! Une place signé d'une lune, et d'une lumiére bleu?
Tiens un tas de ferraille rougâtre... Ce sont des étres humains qui attérisses là d'habitude non?
Il bouge, il se léve et s'éssuit. Il s'agissait d'un étre mécanique, cependant on sentait une différence... Il a un coeur ?!
Oui, un coeur qui bat et qui s'emballe d'ailleur...

-Où?... Où?... Où suis-je? Griha, tu es là? Hrepot ! (Insulte en robot...)

Neko regardait tout autour de lui, des étres... HUMAINS des dizaines... non... des centaines d'étres de chaire le regardait fixement...
Il se sentit trés vite oprécé, son coeur aller trop vite pour ces rouages, sa cheminé craché une incroyable quantité de fumé noir dense et lourde. Il paniquait, il avait peur.
Ne sachant quoi faire, sans réfléchir il se mit à courir dans le grand batiment en face de lui.
Il bouscula quelque personnes, leurs contact ne fesait qu'éxacerber son sentiment de solitude.
Il ne voyait rien, son objectif était de se cacher, à l'interieur de la premiére construction qui venait sans se douter qu'il s'agissait du palais. Son roborat s'agrippa aux épaisses plaques de metal qui composé son maitre et l'accompagnait dans des couinements aïgus. Sa course entrainait un bruit sourd, la trainé de fumé grasse et noir avait du mal à s'élever dans les airs et incommoder les passants qui avait eu la change de ne pas se faire bousculer par la boite de conserve effrayé.
Il était arrivé à l'intérieur du palais, il n'y avait pas grand monde mais assez pour que Neko aille se refugier derriére la premiére porte qui passa a porté de lui. Il l'ouvrit précipitement, la ferma de maniére bruyante et se plaquat le dos contre. Il se calma, rapidement grace à son systeme de refroidissement, qui commenca à laisser goutter une liquide grisâtre.

-Une fuite... Super...

Soupira-t-il. La salle était remplis de support manuscrit et de deux personnes qui le regardait avec de grands yeux ronds. Neko venait de les interrompres et sa fuite l'avait menée en face de se qu'il voulait éviter...
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Les Dieux

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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Dim 5 Sep - 21:35

Au vue du bruit que peu faire une dizaine de boites de conserve trainées sur le sol par de longs fils, il est facile de deviner le boucan qu'avait fait en cavalant dans les divers couloirs l'inconnu robotique et l'étonnement de voir que la source de tant de parasites sonores n'était qu'un être mécanique... Le fonctionnaire parrut d'ailleurs plus surpris de voir deux Nouveaux Colons en même temps dans son bureau qu'un robot arrivé de maniére précipitée.

Il murmura quelque chose qu'on pouvait traduire comme:

- Deux d'un coup?... C'est rare! Enfin si cela est la volonté des dieux...

Aprés un léger levé d'yeux au ciel, le fonctionnaire parrut s'excuser auprés d'Hali et farfouilla dans les fiches qui étaient sur son bureau et en sortit deux belles, toutes neuves avec aucun pli.
Il en tendit une à Hali et une autre au robot qui avait visiblement des fuites se qui provoqua un léger rictus de contrariété sur le visage du fonctionnaire.

Ces fiches étaient composées d'un tableau qui lui même était composé de dessin explicatif. On demandait diverses informations aux personnes interrogées telles que sa race, son nom, son monde d'origine etc... Et s'il désirait suivre des cours linguistiques et culturels ou non.
Un stylographe leurs fut également confié à chacun afin de remplir la fiche.
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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Lun 6 Sep - 12:45

Hali comprit qu'il en aurait certainement pour un petit bout de temps avant de pouvoir totalement comprendre ce qu'il se passait autour de lui. Personne ne parlait sa langue, et cela semblait l'attrister. Peut être il ne parlerait plus jamais sa langue natale, peut-être même qu'il finirait par l'oublier.
Sans s'en rendre compte, il commençait déjà à oublier certains éléments de son passé, certains éléments qui n'étaient pas stockés dans son Al' Kama. Ainsi, ce rêve étrange qui se répétait en boucle avant son arrivée, la vision de sa femme réduit à l'état de cadavre était réel ou pas ? Hali se força de ne plus penser. Pour le moment il allait essayer de s'intégrer, il réfléchirait plus tard.

***
Hali remarqua lui aussi bien évidemment le boucan qui précéda l'arrivée du nouveau venu. Il sursauta au moment ou l'être mécanique entra avec fracas dans la pièce. Puis ce fut le silence, les trois personnes dans la pièce s'échangèrent des regards sans rien dire, même si l'on pouvait lire la surprise sur le regard de Hali et la satisfaction sur celle de son guide.
Mais cette entée annonçait autre chose, cela signifiait que Hali n'était pas un cas à part, que contrairement à ce qu'il pensait, ce genre d'événements devait arriver bien plus souvent qu'il ne le pensait. Cela se confirma quand son guide donna le même dossier à Hali et au nouvel arrivant. Le guide affichait toujours un sourire de satisfaction coupé par fois par de l'interrogation, surtout à ce moment précis ou il levait la tête vers le plafond. Le Bor ne comprenait pas tout et lui aussi leva la tête, ce qui fit sourire de nouveau le guide.

***
Il pensait que bientôt, il serait libre d'explorer ce nouveau monde. Il ne lui restait que ces quelques formalités à régler et il pourrait quitter ce bureau. Hali espérait que tout le monde parlait la même langue ici, car il s'était juré de l'apprendre le plus rapidement possible pour entrer en communication avec tout ces gens. En effet, il avait quelque chose à leur demander... Peut-être même ce qu'on pourrait appeler une faveur, mais pour cela il fallait qu'Hali se fonde dans la masse. Il voudrait en effet qu'on lui amène sa famille sur cette planète, on bien qu'on le renvoi dans son monde, afin de s'assurer que cette même famille s'en sorte bien.
***
Hali s'attardait désormais sur la fiche qu'on lui avait donné. Il s'agissait de nouvelles informations à donner sur son identité. Hali déchiffra lentement mais surement les signes qui allaient l'aider à remplir son dossier. De temps à autre, il jetait un coup d'œil au nouvel arrivant qui était occupé à la même tâche que lui. Bien que complètement différents, ils avaient cependant un poit commun non négligeable : ils étaient arrivés presque simultanément, et ce petit détail pourrait bien aboutir à une relation amical, à condition bien sûr que les deux êtres soient d'accord et arrivent à se comprendre.
Quelques minutes plus tard et après avoir précisé que Hali souhait suivre des cours pour apprendre la langue officielle, le Bor tendit la fiche à son guide en espérant n'avoir rien oublié.

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Neko

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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Mar 7 Sep - 21:34

Des petits claquements s'entendaient dans la salle, c'était les piéces de ferraille des membres tremblant de Neko. Il les regarda puis l'un d'eux, le chauve, tendit le bras vers lui avec une tranche de manuscrit papier et sur se geste, le robot sursauta emportant avec sa peur la poignée de la porte, glissant sur un petit bout de bois (que fesait il là?) il essaya de se rattraper au siége de libre, qui sous la force de Neko allat s'exploser contre une commode. Le robot désormais à terre ouvrit les yeux et ne vit qu'une grosse masse de bois s'approcher de lui. Le meuble s'aplatit contre le malheureux.

-Fgiyh! Fgiyh! (un appelle à l'aide vulgaire dans leurs monde)

Ces bras et ces jambes remuer dans tout les sens le temps qu'il comprenne comment se sortir de là.
Il reussi a se calmer puis leva la commode, qu'il laissa violament tomber.

Il pris le present du petit être chauve indigné et commenca à l'analyser. Il tourner le formulaire dans tout les sens, grimacer et quant il compris ce dont il s'agissait, il se frappa betement la tête.
Il ne voulait pas apprendre la langue, il voulait fuir ces enfers.

-Hu hdyr eko fjutu. Ffetyud ritdo xil. (litteralement "Au revoir")

Apres ces paroles qui intrigués les deux autres il esseya de partir... sans succes à cause de la poignée cassée. L'employé se leva lui ouvra la porte et lui arracha le formulaire des mains.
Il était enfin seul avec son Roborat, seul... à Zadir.
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Le Fonctionnaire

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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Mer 8 Sep - 20:58

Le fonctionnaire en avait vu des maladroits, des nuls, des malchanceux, des coccus, des cul-de-jatte mais des comme ça... C'était assez exceptionnel. Normalement, les Nouveaux Colons étant paniqués et ne désiorentés, évitaient de se faire trop remarquer sauf là... Enfin, il ne lui en voulait pas. Chacun ressentait ce tournant dans la vie de la maniére qui lui était propre mais ce coup-ci... C'était tout de même impressionnant voire agaçant.

Aprés lui avoir ouvert poliement la porte, il lui arracha des mains le formulaire et lui pointa du doigt la sortie même si, quelques temps plus tard, il éprouva quelques remords de ce manque évident de patience.

Il se retourna finalement vers Hali qui avait fini de compléter sa fiche et constata avec un certain plaisir que le Nouveau Colon désirait apprendre la langue commune de Zadir. Il ouvrit alors la porte, le formulaire toujours en main, et pria, par le gest Hali de le suivre.

Ainsi, il le conduisit dans une salle vidée de tout excepté d'une curieuse machine qu'on aurait pu comparer à une grosse armoire avec une chaise à l'intérieur dans laquelle il invita le Nouveau Colon à s'installer avant de se positionner devant une espéce de centre de commandes.
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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Lun 13 Sep - 12:08

L'être mécanique semblait particulièrement maladroit. C'est tout du moins le souvenir qu'Hali garderait de lui pendant longtemps. Le temps entre son entrée et sa sortie était si court que le Bor se demandait comment il avait pu faire autant de gaffes et de dégâts dans un si petit laps de temps. Cependant il resta moins de temps que Hali dans le bureau et il en fut presque déçu : lui qui espérait faire connaissance avec lui ou au moins échanger quelques mots. L'être mécanique n'avait visiblement pas envie d'apprendre la langue qui lui permettrait de se faire comprendre puisque il était parti rapidement. En revanche, Hali fut agréablement surpris de voir qu'il allait rapidement prit être en charge pour ce qui est de l’apprentissage de la langue car en effet, son guide le conduisit dans une autre salle encore plus sobre que la précédente.
***

Son guide lui fit signe de s'installer sur un fauteuil moins confortable que celui du bureau. Maintenant il se demandait s'il avait fait le bon choix. Halidhur se demandait s'il n'allait pas avoir droit à un lavage de cerveau. Car pour apprendre une nouvelle langue, il fallait faire de la place dans le cerveau, et il pensait qu'on allait lui retirer certains éléments. Comme s'il s'agissait d'un vieux réflexe, Hali se dépêcha d'enregistrer de vieux souvenirs dans son deuxième cerveau : des souvenirs de sa femme, de sa période de gloire en tant que fameux écrivain, mais aussi de comment il est sorti de prison.
***

L'espèce de machine dans laquelle il se trouvait était particulièrement inconfortable, mais il ne pouvait s'empêcher de se demander quelle sorte de technologie allait être mise à l'oeuvre pour lui apprendre cette nouvelle langue. En effet outre la connaissance de la population, ce qui l'intéressait aussi c'était la technologie. Maintenant que son peuple en était privé, il espérait trouver de l'aide quelque part, quelqu'un ou quelque chose qui lui montrerait comment construire tel ou tel machine. Car Hali se souvenait de toutes les machines, de toutes les armes à énergies, des immenses vaisseaux spatiaux, mais il ne s'en souvenait que très peu : lui qui était persuadé qu'il vivrait tout le temps avec cette technologie avait jugé bon de ne pas encombré son cerveau avec des souvenirs de machines. Ironie du sort, certaines machines avaient été créées spécialement pour ne pas avoir à se souvenir...
***

Quel moyen, quelle technologie pour lui apprendre la langue ? A vrai dire, le Bor ésperait quelque chose de simple, comme une lecture des phrases avec prononciation et des illustrations en dessous pour faciliter la compréhension. Ainsi, il n'aurait besoin de lire qu'une seule fois chaque phrase et de les stocker dans son Al' Kala immédiatement. Son guide s'approcha de lui avec ce sourire devenu habituel, Hali s'empressa de lui rendre. Il allait peut-être lui donner de nouvelles indications ou bien commencer l'apprentissage.
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Le Fonctionnaire

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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Lun 13 Sep - 21:32

Comme on aurait pu s'en douter de l'extérieur, l'intérieur de la machine était austére et peu confortable. Et le rideau miteux et poussiéreux de l'espéce de cabine dans laquelle les Nouveaux Colons devaient se tenir, n'arrangeait en rien ce sentiment premier de saleté. En particulier quand ce rideau misérable fut tiré, laissant Hali dans une curieuse pénombre un peu opressante.

La machine, toute tremblante, se mit en marche, crâchant de la vapeur sur les côtés. Un sourd bruit de fond fait de rouages qui s'enclenchent avec paresse... Le grincessement d'une mécanique qui ne parrait plus de sa premiére jeunesse... Finalement, un désagréable sifflement qui lança l'allumage de l'écran en face d'Hali.

Une premiére image fut celle d'un croissant de lune stylisée avec quelques inscriptions du genre " Zadir production présente: le Zadirien en 10 minutes." L'image passait son temps à trésautée et à être parcourue par de fines lignes noires. Les couleurs étaient inexistantes même si elles tiraient le plus souvent sur le jaune sale que sur le blanc clair et pur.
La bande son se composait d'un air triomphant d'instruments semblabes à nos communes trompettes.

Une seconde image apparut ensuite, une phrase écrite noire sur blanc fut exposée. Et la musique de tout à l'heure fut remplacée par la voix ravissante d'une femme qui lisait la phrase inscrite sur l'écran. Visiblement, il fallait répéter bêtement et simplement se que disait tranquillement la voix off.
Trés rapidement on passa à la phrase suivante mais celle-ci fut coupée par une espéce de bruit indéfinissable. L'écran s'éteigna momentanément et la petite cabine linguistique fut plongée dans un noir inquiêtant...

Cette tranquilité ressemblait un peu au calme avant que de fermes et solides laniéres en cuir métalisés viennent vous fixer contre le siége et vous immobilisent complétement. Un rayon rouge passa de bas en haut puis de haut en bas sur le corps d'Hali et quelques secondes plus tard, deux espéces de pinces se placérent au niveau des yeux du bor et les forcérent à rester grand ouvert.

En face, l'écran se ralluma, plus sinistre encore qu'auparavant.

Un défilement d'images, de sons, de mots, de phrases, de couleurs survint presque immédiatement.
Pour n'importe quel esprit biologiquement normal, ce bourrage de crâne linguistique était une vraie torture. Tout n'était d'expressions, vocabulaire, conjugaison et grammaire... Le tout était dicté sur la voix d'une femme dont les intonations et l'articulation ressemblaient aux paroles d'un inquisiteur en train de lire sa sentence.

Cet exercice tout aussi linguistique qu'intellectuel dura, trés précisément, 10 minutes.
A la fin de ce sixiéme d'heure, tout s'arrêta d'un coup et les laniéres comme les pinces retournérent là où elles étaient sorties. L'intolérable lumiére blanche de l'extérieur apparut ensuite trés vite et le sourire châleureux et amical du fonctionnaire aurait donné la migraine à n'importe qui.

- Un peu de repos vous fera le plus bien.
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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Ven 17 Sep - 11:01

Sur l'écran défilait toute sortes d'éléments aussi variés qu'imprévisibles, et tout ceci à une vitesse folle. A peine une image apparaissait, la voix féminine décrivait à haute et intelligible voix l'élément qui se trouvait sur l'écran, et en quelques secondes, c'était un autre élément qui apparaissait à l'écran. A la limite de l’insupportable, Halidhur se laissa cependant faire, car il se disait qu'à la fin, il aurait des réponses à ses questions. Cela valait le coup... Peut-être.

***


L'expérience que venait de vivre Halidhur était probablement la pire de toute. Tout ceci lui paraissait tellement archaïque : un écran sans couleurs, une méthode bourrage de crânes que seuls les Tyr, ennemis naturels des Bor, pouvaient mettre en oeuvre tellement il s'agissait de quelque chose de rustre. Hali s'attendait à tout sauf à ça. La méthode était violente certe, mais efficace, et en quelques minutes qui semblaient être des heures, Hali pouvait déjà plus ou moins parler une langue qui ne connaissait pas à son arrivée, avec un fort accent Bor tout de même.
Comme prévu, au fur et à mesure que les images et sons défilaient, il stockait tout dans son deuxième cerveau, celui qui n'oublie jamais. Celui lui paraissait simple, mais il se demandait si un simple d'esprit pouvait supporter la méthode d'apprentissage et surtout s'il pouvait retenir tant de nouvelles informations à la fois.


***


A sa sortie de la machine, il se remit enfin à penser. La première chose qu'il constata fut qu'il ne pensa pas en Bor, mais bien dans cette nouvelle langue qu'il venait d'apprendre, le Zadirien. Il fut même prit de panique en pensant qu'il avait oublié sa propre langue.
Mais finalement, tout était à mettre sur le compte de l'émotion : Hali n'avait pas oublié sa langue natale, c'était juste que toutes ces nouvelles informations arrivées si rapidement prenaient beaucoup de place dans son esprit.
La deuxième chose qu'il constata c'est qu'il comprenait désormais parfaitement son guide, le fonctionnaire qui l'avait accueilli depuis le début de son séjour. Il fut à la fois soulagé et heureux de savoir que en effet, toutes ses questions allaient avoir des réponses. Il tenta de prendre la parole, bafouilla un peu, articula les mots et mit en évidence un défaut de langue : langage Bor et Zadirien se mélangaient.


" Je... Merci, merci pour tout, ça est aimable de votre part. Halidhur a beaucoup de questions à vous poser cependant..."

Comme s'il n'était pas sûr de se faire comprendre à cent pour cent, il faisait des gestes en même temps qu'il parlait.

" Quel ... Quel endroit ça est ici ? Pourquoi ça est moi qui est là ? Pourquoi ça est pas les autres gens du peuple de Halidhur ? "

Bien entendu, il avait d'autres questions en attente de réponses, mais il y allait progressivement...
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Le Fonctionnaire

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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Lun 20 Sep - 21:18

Visiblement, le fonctionnaire se voulait plus rassurant qu'inquiêtant. Il se contenta de sourire aux paroles hésitantes d'Halidur car maintes fois, avec ce nouveau colon-ci, le représentant de Zadir avait vu et observé de telles scénes de fatigue et de migraines.
La langue natale et la langue moderne se mélangeaient et l'accent Bor rendait tout le contenu un peu flou et légérement difficile à comprendre.

**Tout cela passera vite! La langue! Les habitudes!**

Le Fonctionnaire qui, en bon adepte de Izuur, espérait que l'intégration d'Halidur allait se passer trés bien et trés vite et ce, quelques soit les sacrifices que ce nouvel arrivant devrait faire à l'avenir.

Pour éviter une quelconque chute à Halidur, le Fonctionnaire se porta volontaire pour soutenir l'être qui venait de recevoir un magnifique lavage de cerveau linguistique.

- Je répondrai à toutes vos questions quand vous serez reposé et pour cela, voici...

Sur ces quelques paroles prononcées avec beaucoup de douceur et de patience, il sortit de son uniforme de personnel administratif, une petite bourse contenant de l'argent, à entendre le son qu'il s'en dégageait à chacun des mouvements du fonctionnaire.

- Voici des Afiduces... Des petites perles en nacre enveloppées de bronze, d'argent ou d'or, selon leur valeur marchandes... C'est l'unique monnaie autorisée ici... Utilisez-les... Vous avez besoin de reprendre des forces et cette petite compensation financiére vous aidera dans votre rétablissement physique comme mental. Revenez ici, une fois reposé. Aussi...

Comme la derniére fois, l'employé d'Etat sortit de son vêtement professionnel, une petite carte sur laquelle était inscrite avec soin et lisibilité le nom d'un établissement de détente.


Au Nouveau Colon,
LE MIEL DES PLAISIRS
Place Principale, à côté du Souk
Cité de Zadir.
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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Dim 26 Sep - 20:14

C'était fabuleux : Halidhur pouvait enfin communiquer avec les autres. Il ne savait même plus à quand remontait son dernier dialogue, entre la prison et le "trou" entre le "avant" et "après", cela faisait un petit moment qu'il n'avait pas eu de contacts intelligents avec des êtres vivants. Halidhur espérait cependant que ses paroles soient compréhensibles car il avait remarqué qu'il ne s'exprimait pas exactement de la même manière que son interlocuteur. Cela ne signifiait qu'une seule chose : le Bor n'avait pas assimilé à 100 pour 100 ce qu'il venait d'apprendre... Ou alors au contraire, il avait trop gardé certains éléments de la langue natale. Quoi qu'il en soit, ce n'était qu'un détail, puisque apparemment le fonctionnaire lui répondit rapidement. Il lui disait que tout irait vite désormais, et Halidhur était soulagé de savoir qui bientôt il perdrait son accent.

**


Par la suite, le fonctionnaire lui suggérait de se reposer, et sans lui laisser le temps de répondre, il lui donna la monnaie officielle de Zadir. Des perles ! Que ceci lui paraissait archaïque lui qui avait été habitué à payer via un système électronique de haute pointe... Tout ceci lui paraissait tellement loin maintenant.

" Halidhur se reposer ? Mais...Mais Halidhur est reposé ! Halidhur n'a r...rien fait pendant longtemps et..."

Pendant qu'il gesticulait et commencait à hausser le ton, il s'étonna lui même de vaciller un peu et de manquer de tomber. Petit à petit, il comprenait ce que voulait dire son guide : il n'avait peut-être rien fait physiquement, mais à tour des rôles, des évènements comme le tunnel blanc, la découverte d'un nouveau monde et enfin l’apprentissage d'une nouvelle langue, tout ceci faisait beaucoup d'émotions à la fois. En silence il se leva et échangea un bref regard avec le fonctionnaire, celui-ci lui adressait un sourire lui faisant comprendre qu'il avait raison et que le Bor devait se reposer.

"Halidhur comprend que vous ayez beaucoup de travail, alors Halidhur reviendra plus tard mais très vite. Halidhur va aller à l'endroit marqué pour faire plaisir, mais Halidhur reviendra vite."

Il n'existe pas d'équivalent pour dire "Je" en Bor, on se contente des prénoms qui est une forme de respect, d'humilité et c'est également une signature. Sans faire de bruit, il quitta le bureau où il venait de passer plusieurs minutes et avait pris la décision d'aller à l'adresse indiqué.
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Le Fonctionnaire

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MessageSujet: Re: Comment le Penseur ne pensa plus   Mer 29 Sep - 21:00

Une fois seul, le Fonctionnaire ne put s'empêcher de lâcher:

- AAAAH! Au moins un qui est pas chiant!
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